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8 février 2009

SHIFT DEL

Shift Del

Critique

De l’idée du parasite en tant qu’organisme visant à profiter collectivement d’une structure préconstruite, nous posons la question de la place de l’Homme dans la ville.

Le corps, entité physique comme social, n’existe plus qu’à travers le support architectural. L’architecture de la ville, comme l’architecte dans la ville produisent ainsi, et cela peut importe dont la façon est densifiée la ville, de la proximité. Le corps dans son individualité n’existe plus, mais il s’exprime dans la confrontation « des corps ».

La densité est ainsi productrice de proximité. Cette proximité est dissimulée par des artifices architecturaux ; produits de l’Homme. La critique principale porte en conséquent sur le paradoxe de l’Homme à produire une densité extrême tout en mettant en place des dispositifs pour exprimer son individualité plutôt qu’une expression collective de la ville.

Proposition

La densité des métropoles actuelles réaffirme donc le besoin pour nous, homme, de se sentir chez soi. Que serait alors la ville sans ce « chez soi », sans architecture en exploitant une densité similaire ?

Les corps pourraient donc être l’expression d’une architecture disparue … Architecture n’étant plus qu’une trace d’une organisation parasitée. La proposition graphique permet ainsi de saisir la complexité contemporaine de la confrontation du domaine privé face à l’espace public.

Pour élargir la recherche, il paraît pertinent de confronter plusieurs façons de densifier la ville. Au-delà du cas français de la Défense/ Courbevoie, l’expression de vision utopique (Claude Parent et Yona Friedman) soulève des problématiques nouvelles.

Le travail consiste donc à effacer l’architecture, faisant apparaître l’homme tel qu’il est dans la densité. Le contenant disparaît et fait émerger une relation nouvelle à l’espace, mais surtout des relations nouvelles entres les hommes « protagonistes » de la ville.

Réalisation

La vidéo met en tension trois types d’organisations urbaines. Dans un premier temps l’expression de la densité sur le site de La Défense/ Courbevoie. La deuxième typologie fera l’objet de l’étude théorique de Yona Friedman la ville spatiale[1]. La troisième s’attachera à exploiter le concept de Claude Parent et Paul Virilio la ville oblique[2]. Dans un dernier temps, à travers un travail de superposition des objets d’études, nous pourrons voir émerger les potentiels intrinsèques de chaque proposition.

Le graphisme de la vidéo fait écho à la suppression du contenant pour réaffirmer le contenu. L’inversion du noir et du blanc, face à des normes culturelles préétablies par nos sociétés nous semblaient être un puissant argument de représentation.

Retour critique

Cette hiérarchie des trois typologies met en avant le dynamisme du corps dans la ville. Le mouvement semble saccadé à Courbevoie, puisque continuellement offert aux obstacles de la ville. La ville spatiale de Friedman réaffirme d’une façon violente la verticalité et l’horizontalité tandis que la « ville oblique » dilate les corps dans des bâtiments ponts plus enclin au franchissement et à la communication.



[1] La ville spatiale : L’architecte Hongrois officialise sa pensée en 1959 en affirmant « dans l’architecture, c’est l’habitant qui importe et pas la technique ». Il considère que l’usager peut modifier la ville, à travers la proposition d’une structure géante au dessus de la ville. C’est grille servirait d’ossature à la mobilité humaine, comme à l’habitat. Yona Friedman veut libérer le sol pour dégager un immense espace libre de loisirs et de stockage.

[2] La ville oblique : travail paru en 1964 sous le nom a fonction oblique. L’architecte C. Parent et le philosophe P. Virilio repensent la ville à partir de l’oblique, pour ne plus se soustraire à la verticale et l’horizontale. Le mérite de cette typologie résiderait dans l’économie du sol, le rapport dynamique de l’architecture avec le sol ainsi que la communication par le novateur franchissement des bâtiments ponts.

19 janvier 2009

Concept des Flamands osent

Parasite: Se dit des personnes, des êtres vivants qui vivent aux dépends des autres. A noter que le parasite est lié à la notion de temporalité.

La densité est aujourd'hui de plus en plus forte dans les villes, elle en vient à se parasiter elle-même.
Par le concept de parasite vient s'appliquer la notion d'échelle, dans le sens où le parasite est une micro entité qui se révèle par sa propre accumulation.


A partir de cela, on peut définir l'homme comme parasite de la ville car il tend à profiter de ses structures, à leur apporter un sens.
D'une façon plus large, les temps de la ville et les temps de l'homme sont différents. On ne peut donc pas dégager le temps du parasite, de celui de l'homme et de la ville. En admettant que l'homme est le créateur de la ville, il fige l'architecture à un moment donné qui aura des répercussions sur le plus long terme.


Actuellement, La construction de plus en plus verticale de la ville tend à effacer la promiscuité des individus liés a la densité.
Pourrait-on fantasmer d'une ville où le contenant s'efface et laisse apparaitre le contenu?

12 janvier 2009

Projet


La nappe sur cette proposition de projet qui s'étend ici sur la ville de Courbevoie vient recouvrir et créer une activité à travers l'espace urbain. Cette emprise, après être par moment venu "étouffer" la ville, laisse des traces à la manière d' "instant city" et transforme peu à peu la ville "traditionnelle".

Projet





Travail de P22: Les réponses architecturales et urbanistiques visaient à rependre une grille évolutive au dessus de la ville qui permet de moduler autant l'espace entre l'existant et cette superstructure qu'a l'intérieur même de cette grille. Cette densité modulaire et l'espace infini représenté ci-dessus répondent à un urbanisme permutationnel qui répond aux besoin de la ville de façon complètement différente.

11 janvier 2009

J'ai perdu le nom de l'artiste mais je trouve intéressant de venir parasiter la ville avec des oiseaux

Autre référence sur la ville:C a l c et Johannes Gees proposent ici aux internautes de concevoir un plan de ville picturale: On dépose sur internet une image quelconque, à un emplacement disponible, et celle-ci pouge dans un temps indéfini de manière aléatoire, ressort alors la mobilité.
Communimage, 2008

Ensuite, Chris Ballantine propose ici une critique de la proximité et de l'uniformité des zones pavillonaires présentes aux EU.
Neighborhood, 2008

Enfin, Julie Merhetu propose ici une représentation de sa "black city" pour le MOMASF

Projet

Nous sommes partie sur l’idée de développer un travail autour de "l’urbanisme permutationnel". Pour cela, nous voulons partir sur la base de notre travail de P22, où nous avons réfléchi, à partir des travaux d’Archigram (No stop City, Plug in City), Archizoom (No Stop City), Superstudio et Yona Friedman, sur une nouvelle façon de concevoir la ville à travers les notions de mobilité, d’événement, de modularité, de traces…

A partir de cette réflexion essentiellement pensée par l’architecture, nous aimerions profiter d’une vision artistique pour répondre à des questions similaires.

Urbanisme permutationnel: http://www2.ulg.ac.be/lem/documents/ENGLEBERT_modulaire.pdf

"No Stop City" d'Archizoom (d'autres images a venir)

Projet


Le projet pourrait s'appliquer à Las Vegas, car il obstrue fortement la ville, apportant peu de lumière. Las Vegas est une ville de nuit, n'est ce pas le lieu idéal?






5 janvier 2009

MOMA San fransisco - 1






Lynn Hershman Leeson est une artiste contemporaine explorant essentiellement la vidéo, les systèmes télérobotiques et l'Internet. L'oeuvre présentée ici est une adaptation virtuelle d'un de ses projets "Dante Hotel", accessible via Second Life.

http://www.lynnhershman.com/



17 décembre 2008

FLAMANDS ROSE

Ce groupe est constitué de

Bernard Matthieu
Himpens Simon
Lemarchand Thibaut