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27 avril 2009

Evolution du projet

Comme nous avons définit le concept, nous étions à la recherche d'une application formelle. Les précédents croquis montraient une "sculpture" traversant le socle de la statue, mais le résultat, à l'échelle, n'étais pas convaincant :


Finalement, la multiplication des écrans nous semble mieux représenter la multiplication des stickers. C'est pourquoi les écrans sont tous différents dans leurs formats et dans leurs positions.

Voici les croquis montrant le projet final :


Application à l'échelle : vue de jour et de nuit :


7 avril 2009

Croquis explicatifs de l'installation


PS: Cliquer sur les images pour lire les textes

1 avril 2009

projet final ?

A la suite du choix définitif de l'espace d'intervention (la statue de la place de la République), nous avons réfléchi à un moyen de réutiliser, de détourner, voire de dépasser le "sticker" pour générer notre installation.
Le fond étant mis en place, il ne nous restait que la forme à définir. Avec des références fortes comme Villeglé ou Pignon-Ernest, il nous était difficile d'intervenir à l'aide de stickers sans mimer leurs démarches. De plus, nous pensions trop "facile" la réutilisation directe de notre matière de base. C'est pourquoi nous avons souhaiter la dépasser, en gardant du sticker de manifestant les critères suivants, en les réutilisant sous une autre forme : affichage sauvage, accumulation, traces, mémoire, action instantanée, altération.
Le fait d'intervenir sur la statue directement représentait pour nous une volonté de rentrer en contraste avec celle-ci, pour rendre plus visible, plus fort, les messages de ces stickers. Le fait de développer une action artistique sur un monument relativement ancien nous a donné envie de faire quelque chose en utilisant des moyens contemporains.

Nous avons donc pensé à la chose suivante : une sculpture géante, créée à l'aide d'écrans, serait incrustée directement dans la statue, et offrirait aux manifestants un espace d'affichage centralisé (mais non organisé) et aux passants un lieu de mémoire.
Comment tout cela fonctionnerait ? Les écrans qui constitueraient cette "sculpture" (et au design sobre et minimaliste = contraste avec la statue), pourrait recevoir messages et images des manifestants (c'est à dire pouvant recevoir ces informations uniquement le jour de la manifestation) en utilisant téléphones ou ordinateurs portables. Chaque face de cette sculpture afficherait un type d'information différent : images type stickers, messages texte, annonce vidéo, etc.
Les concepts d'altération et de mémoire se feraient par l'accumulation aléatoire des images, les plus récentes recouvrant les plus anciennes, et celui d'affichage sauvage, par la spontanéité de l'action (en envoyant un sms ou mms, ou en se connectant à un réseau wifi limité à la place).

Esquisses du projet

30 mars 2009

République

essai d'installation sur la statue


En 1879, les frères Morice remportent le concours pour l’installation d’un grand monument consacré à la République. Ils réalisent une grande statue en bronze de Marianne sur un soubassement en pierre où sont assises des allégories de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Si Marianne, figure allégorique de la république française depuis la révolution pouvait être pertinente en 1879, elle nous semble aujourd’hui un peu dépassée et sujet à dérive (exemple du choix des personnalités donnant leur trait au buste de Marianne : B.Bardo, L.Casta, E.Thomas…).
Ainsi nous proposons d’intervenir sur la statue avec comme base le sticker, un des symboles et surtout une mémoire des différentes manifestations ayant pu se dérouler sur cette place. En effet la manifestation, expression du peuple nous semble être une des caractéristiques de la république et de la liberté, d’autant plus à l’heure où certains tentent de les minimiser, voir de les interdire.

29 mars 2009

Pignon-Ernest

Impossible de parler de stickers, de paysage urbain et de mémoire sans parler d'Ernest Pignon-Ernest ! Cet artiste plasticien recouvre depuis 40 ans les murs des villes de ses dessins sérigraphiés, dans une volonté de retranscrire la mémoire du lieu. Ses affiches n'ont de sens que dans leurs contextes urbains, et sont un témoignage de la vie passée.

Les expulsés :


Soweto :


28 mars 2009

Orientation définitive

Nos pistes étant nombreuses et nous égarant plus qu'autre chose, nous avons décidé de nous orienter sur un axe plus précis, autour de ces thèmes : la mémoire / le sticker (comme mode de communication des revendications populaires) / le mobilier urbain. Pourquoi ces thèmes ? Le sticker, élément extrêmement présent Place de la République, nous a interpellé dans le déroulement de sa vie (collage sauvage, altération (arrachage volontaire / intempéries / accidents / superposition), suppression). Ce sont les restes de ces stickers, encore présent, qui nous posent la question de la mémoire (mémoire des manifestants / des enjeux politiques / des revendications / etc). Enfin, nous avons choisi de nous intéresser plus particulièrement au mobilier urbain, car il est de nature à recevoir ces bouts de papier, car présent un peu partout et facilement accessible.

En référence aux traces de stickers présent Place de la République, voici quelques oeuvres de Jacques Villeglé, plasticien dit du "nouveau réalisme", qui se revendique "affichiste", son travail se basant sur des affiches lacérées.



23 mars 2009

Confrontation Bourse/République

Le choix du tunnel de métro entre Bourse et République nous permet de faire le lien entre deux places de Paris. Si l'histoire de la place de la République trouve son origine dans le domaine militaire (ancien bastion de la porte du Temple de l'enceinte de Charles V), la place de la Bourse et le palais Brongniart ont été pensé dès l'origine pour accueillir la bourse de Paris.

Aujourd'hui, ce sont deux places symboliques. La place de la République est un des principales lieux de manifestation de Paris. La place de la Bourse symbolise encore le capitalisme et "l'argent" (même si le palais Brongniart ne sert plus de bourse à la criée, le système ayant été informatisé et virtualisé, et est un lieu de séminaires, conférences et réceptions.

Notre idée est de confronter ces deux thèmes sur fond d'actualité : crise économique/ nombreuses manifestations liées à "l'argent".
Voici comme parfait exemple une manifestation métro Bourse pour le Droit au logement qui s'est déroulée le 17 mars 2009, et qui avait pour point de départ la place de la République (sources : site du DAL) :

D'un côté, les cadres de Natixis (solution bancaires et financières) :

De l'autre, les manifestants :

Confrontation des deux univers :

Trajet métro / rue

Superposition des tunnels du métro entre Bourse et République et d'une vue satellite. Le métro suit les rues Réaumur, Turbigo et Temple.




Place de la république






La place de la république, place du peuple et de la contestation, départ ou arrivée de multiples manifestations conserve cette symbolique au quotidien à travers toutes les traces et stigmates déposés au fil du temps par les différents groupes de revendication. Ainsi elle est comme une mémoire de nombreux mouvements du peuple.

métro Bourse - République

Metro Bourse - Ligne 3

Metro République - Ligne 3


présentation de la place de la république


Cette immense place localisée à la jonction de plusieurs quartiers diversement colorés n'est pas un but habituel de tourisme parisien. Cernée par le marais au Sud, la Bastille et le cimetière du Père-Lachaise à l'Est, Belleville au Nord, les grands Boulevards à l'Ouest, la Place de la République est devenue, au cours de ces deux dernières décennies, le lieu symbolique de rassemblement spontané des grandes manifestations populaires. Autrefois appelée Place du Château d'Eau, son nom actuel fut entériné en 1879, lorsqu'un concours public fut lancé pour la construction d'un monument dédié à la république. Les frères Léopold et Charles Morice l'emportèrent. Leur sculpture imposante, qui incarne les valeurs de Liberté, Egalité, Fraternité, trône aujourd'hui encore au milieu de la place rectangulaire. Autour d'elle, on y fête chaque année le 14 juillet en invitant de nombreux orchestres pour danser dans la rue. Le caractère politique de cette place dont la symbolique est forte, attire également les défilés contestataires, qu'ils soient syndicaux, associatifs ou sociaux.

à propos de Stammberger

Texte extrait de LetterXIII, une plateforme basée à HongKong pour promouvoir les artistes urbains, et qui explique le travail de Timo Stammberger, photographe. Cet artiste possède un parti-pris fort qui met en valeur l'espace que nous avons choisi.

“Underground Landscapes” focuses on subway tunnels; the area that connects two subway stations. Subway tunnels are part of a large, well-branched mass transit system that is used by many people on a daily basis, in Moscow for example, carrying an average of 8-9 million passengers on a normal weekday, about 3,000,000,000 a year.

Public transportation plays an immense role in the daily life of todays metropolises and has interweaved itself deep into the cityscapes. Rarely, however do passengers get to see subway tunnels as they travel on their journey through the underground of cities. The tunnel´s architecture, which stems from its purely functional purpose, creates a special and intense atmosphere. The French anthropologist Marc Augé wrote about “Non-Places”: “The space of the non-resort creates no particular identity, and no special relation, but loneliness and similarity.”

However, in contrast to Augé, based on constructivism and due to Stammberger’s previous hobby of working as an graffiti artist, he experiences the subwaytunnel as a “place”. Stammberger creates his own reality of these places, which have gotten an identity through his photographic interpretation, as well as through the unique architecture of the various carefully chosen subway systems.

7 mars 2009

Awesome references

The Bund Sightseeing Tunnel, Shanghai :




















Metro, Stockholm :



















Metro, Frankfurt :

an Awesome lieu d'intervention

Notre choix s’est porté sur le métro parisien. Il s’agit d’un lieu incontournable de la vie parisienne, des millions de personnes l’utilisent tous les jours. On y trouve des interventions de toutes sortes, officielles (commandes artistique) , publicitaires ou même illégales (graffitis, anti pub..). Les utilisateurs sont constamment bombardés d’informations, de propagandes…Beaucoup d’interventions artistiques ont déjà eu lieu dans le métro, plus ou moins réussies. Nous souhaitons investir un espace particulier du métro : les tunnels. A notre connaissance, ces lieux n'ont pas été utilisés à Paris par des artistes. Seuls les tags se révèlent furtivement au passage du métro et de ses lumières. L'accès aux tunnels étant particulièrement dangereux, nous pourrons envisager de s'intéresser plus particulièrement à la jonction entre la station de métro et le tunnel.

24 février 2009

Awesome

Ce groupe est constitué de
Warren Mouran
Kévin Sourivong