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29 mars 2009

Vague de froid entre la mairie et les frigos.

Quels sont les enjeux actuels?


Aujourd'hui les frigos sont situés au coeur de la ZAC Masséna, vaste opération d'urbanisme qui vise à développer ce nouveau quartier avec logements, bureaux, et équipements publics.

Quelles menaces pour les frigos? La destruction? Le changement de statut et de programme du bâtiment? Ou les frigos resteront-ils cet édifice d'ateliers d'artistes?

Ou en est le débat actuellement?

Il n'y a, à l'heure actuelle, aucune menace de destruction ni d'évacuation du lieu. Par contre l'ADLP91, l'association des locataires des frigos, déplore le silence de la mairie de Paris quant à leurs projets pour les Frigos. Plusieurs courriers de l'association sont restés sans réponses. Il semblerait également que lors de l'acquisition par la ville de Paris, cette dernière ait défendu la notion « d'activité d'intérêt générale pour le quartier » appliqué aux frigos.

L'association ADLP91 constate également, qu'à paris, « des milliers d’activités ont été définitivement éliminées sans états d’âme et perdus avec elles un peu plus de mixité et de cohésion sociale, de vie de quartier, de patrimoine culturel, d’authenticité...Privée de ces richesses qui faisaient sa notoriété internationale, la capitale tend de plus en plus à devenir une coquille creuse difficilement maintenue par des opérations vitrines. Re-développer un tissu social actif, intelligent et harmonieux est devenu de plus en plus difficile. »

Il semblerait que ce phénomène devienne caricaturale dans le quartier de Masséna dans lequelle les Frigos sont implantés. Les modifications radicales et effectuées dans un temps record, ne tiendrait alors compte que des retours sur investissements rapides et faciles, sans réélle préoccupation de ses impacts sociaux à long terme.

Pour résumer: même s'il n'y a pas de projet de destruction ou de changement de programme pour l'instant on peut l'imaginer parce que la nécessité économique supplantera le «désir des artistes d'habiter la capitale» on peut l'imaginer elle est logique. ce n'est peut-être qu'une question de temps...


28 mars 2009

La chaleur indienne des Tata Motors aux Frigos


Notre choix se porte sur un édifice du nouveau quartier de Masséna, les Frigos.

Qu'est ce que c'est les Frigos?

Situé entre la BNF à l'ouest, et les Grands moulins à l'est, nous avons ici à faire à un impressionnant édifice qui appartient à la ville de Paris. Aujourd'hui il est constitué d'ateliers que la mairie loue à une centaine d'artistes.

Est-ce un squatt?

Non, les frigos ne sont pas un squatt les artistes ne résident,en principe, pas là et payent un loyer auprès de la ville de Paris.

Est-ce libre d'accès?

Non, Le bâtiment reste un édifice privée, accessible uniquement à ceux qui y habitent. Il existe, par contre au RDC deux galleries et un restaurant accessible au public. De plus les frigos organisent une fois par an des portes ouvertes, chaque atelier s'ouvre alors au public curieux.

Pourquoi ce nom, « Les Frigos »?

un petit historique s'impose.

Nous sommes dans les années 20,Paris se réveille de la grande guerre et il est temps d'approvisionner les Halles en produits frais.
La Compagnie Ferroviaire de Paris-Orléans entreprend la construction des "Frigos"Du temps de sa splendeur, les trains s'engouffraient dans le corps du bâtiment. Les nombreuses tuyauteries, rongées par la rouille, qui courent le long des couloirs, témoignent que l'on se trouvait alors au cœur d'un réfrigérateur géant.Des machines produisaient de la glace. Des rails fixés aux plafonds prenaient le relais des voies ferrées pour transporter des véritables téléphériques de denrées.A la fin des années soixante, la disparition des Halles de Paris et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité des entrepôts frigorifiques
qui, dès lors, sont quasiment laissés à l'abandon durant une quinzaine d'années.

Les Halles à Rungis, Les artistes aux Frigos?


C'est alors que toute une population d'artistes investit cette friche industrielle. Pourtant, dans un bâtiment en partie muré, squatté, en tout cas sinistré, il fallait une bonne dose d'optimisme pour y installer, même en toute légalité, son atelier.
En 1985, une agence de gestion immobilière proposa à la SNCF de gérer ce patrimoine, alors destiné à une probable démolition.Ainsi, de ce lieu isolé, apparemment en perdition, naquit un village peuplé d'artistes. Mais avant de pouvoir s'installer dans les lieux, les nouveaux occupants durent s'atteler à une rude tâche : transformer ces locaux vétustes en ateliers opérationnels. Les qualités particulières de la construction apparurent alors.
Du béton armé, des briques noires, du liège, encore des briques, encore du liège, encore du béton... Les murs, d'une épaisseur de soixante-dix centimètres environ, offraient une très bonne isolation phonique et thermique.


24 février 2009

TATA motor

Ce groupe est constitué de
Martin Gillat
Margaux Desombre